6 conseils pour aider les enfants qui procrastinent - aid'Etudes
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6 CONSEILS POUR AIDER LES ENFANTS QUI PROCRASTINENT

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Du latin pro, qui signifie « en avant » et crastinus qui signifie « du lendemain », procrastiner c’est remettre à plus tard, à demain. C’est ce que de nombreux adolescents ont tendance à faire, lorsque vient le moment des devoirs et des leçons. Rien d’inquiétant…sauf peut-être si ce comportement devient récurrent.

Comment reconnaître un bon procrastinateur ?

  • Attendez-vous jusqu’à la dernière minute pour commencer une tâche ?
  • Débordez-vous toujours des délais fixés pour terminer votre tâche ?
  • Remettez-vous à plus tard une tâche pour en terminer une que vous appréciez plus alors qu’elle est moins prioritaire ?

Si tous ces indices surviennent régulièrement, votre enfant souffre probablement de procrastination. Pour les enfants, la procrastination a généralement des conséquences négatives sur les résultats scolaires ou sur leurs capacités à participer à des activités périscolaires. Des mesures s’imposent, qui commencent par un dialogue avec votre enfant.

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  • Vous devez tenter de comprendre le comportement de votre enfant car il ne s’agit pas forcément de paresse. Un certain nombre de facteurs conduisent en effet votre enfant à procrastiner :
  • Le manque de pertinence de la tâche: votre enfant ne considère pas la tâche comme digne d’intérêt pour ses objectifs actuels ou futurs.
  • L’ennui : certaines tâches sont tout simplement peu stimulantes. Par exemple, le nettoyage de leur chambre est peu engageant pour beaucoup d’enfants.
  • Le manque d’autodiscipline : de nombreuses activités peuvent venir distraire enfants, ce qui peut rendre difficile de les hiérarchiser pour se tenir à un seul plan d’action.
  • La mauvaise gestion du temps : beaucoup d’enfants sous-estiment le temps nécessaire pour accomplir correctement une tâche, pensant qu’ils ont bien assez de temps devant eux.
  • L’anxiété, la peur de l’échec : certains enfants sont incapables de se lancer dans la réalisation d’un travail, de peur que leur performance ne soit pas à la hauteur des attentes. Cette anxiété poussée à l’extrême, peut devenir du perfectionnisme avec cette croyance paralysante que seule la perfection est acceptable.

Que peut donc faire un parent pour aider son enfant ?

Parlez à votre enfant pour mieux le comprendre et pour mieux l’aider :
Le plus souvent, les enfants sont prêts à partager s’ils se sentent en confiance. Ils ont besoin de croire que vous voulez vraiment les comprendre et les aider.

1/ Posez des questions à votre enfant sans répondre à sa place.

La technique du questionnement bienveillant permet à votre enfant de prendre conscience de la réalité de la situation : « Que penses-tu que l’on (le professeur par exemple) attende de toi, que va-t-il t’arriver si tu n’accomplis pas cette tâche, quel objectif t’es-tu fixé par rapport à cette tâche (notes, délai, niveau de compétence, etc) ? » Comprendre comment votre enfant interprète la situation vous aidera à lui donner des réponses appropriées.

2/ Clarifiez vos attentes pour les rendre réalistes et accessibles.

Les enfants ont tendance à surestimer les attentes de leurs parents. Assurez-vous d’être clair et réaliste dans ce que vous attendez de lui. Par exemple, un enfant peut penser que vous attendez de lui, les meilleures notes dans toutes les matières. Cela peut être réaliste pour les enfants performants, mais pour les enfants en difficulté, ces attentes peuvent paraître démesurées. Dans ce cas, centrez-vous sur des attentes réalisables spécifiques telles que l’organisation des devoirs par exemple.

3/ Aidez-le à réfléchir « problème-solution ».

Beaucoup d’enfants inquiets mettent en place des pensées pessimistes, irréalistes et irrationnelles appelées «pensées catastrophiques ». Autrement dit, ils imaginent les pires conséquences que peut entraîner une simple mauvaise note : ma moyenne va baisser, je suis nul, je ne pourrai jamais être un bon élève etc. Ce genre de pensées anxiogènes peut conduire à des comportements inadéquats. Un enfant peut agir ainsi parce qu’il ne sait pas comment résoudre le problème de manière appropriée. Vous pouvez aider votre enfant par l’enseignement de techniques efficaces de résolution de problèmes. Essayez de diviser les tâches en séquences avec des objectifs réalisables. Ainsi votre enfant se sentira moins accablé par la quantité de travail à fournir.

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4/ Renforcez son estime de soi.

Demandez à votre enfant d’identifier et de noter les qualités qu’il pense avoir pour réussir une action qu’il aime: énergie, sérieux, volonté, ténacité…. Obtenir de votre enfant qu’il se concentre sur les traits de personnalité qu’il possède déjà et qu’il peut utiliser dans une situation plus complexe pour lui, comme celle des devoirs, lui permet de renforcer son estime de soi. Vous pouvez par exemple lui demander : « Comment pourrais-tu utiliser, ici pendant tes devoirs,  une de tes qualités, l’énergie par exemple, que tu utilises en football ? « 

5/ Utilisez votre expérience.

Dévoilez vos propres peurs et décrivez la façon dont vous les avez surmontées. En connaissant vos imperfections et vos efforts, vous pouvez empêcher votre enfant de se sentir inférieur.

6/ Aidez votre enfant à fixer un cadre.

Parce que l’anxiété peut être paralysante, poser un cadre précis peut rassurer votre enfant : fixer avec lui une heure de démarrage, une heure de pause et une heure de fin, lister précisément les tâches… Ce type de structure peut aider les enfants. Ces rituels permettent de gérer l’anxiété et de générer un sentiment de confiance. De votre côté, vous devez également savoir tenir ce cadre…autrement dit, quand les devoirs sont terminés et les leçons apprises, ne soyez pas tentés d’en demander encore davantage toute la soirée. Si votre enfant sait qu’après ses devoirs, il est libre, il n’en redémarrera que plus facilement la fois suivante.

En conclusion…

Procrastiner n’apaise pas la peur. En revanche, s’attaquer à la tâche permet de réduire le sentiment d’anxiété, de le minimiser grâce à un effort continu, qui mène au succès.

Votre objectif est d’aider votre enfant à avoir des attentes raisonnables. Avec le soutien des parents, un cadre pour aborder les problèmes et une volonté d’essayer, votre enfant sera mieux armé pour gérer efficacement ce qu’il a à faire.


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