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Comment favoriser l’autonomie de nos enfants ?

Qu’est ce que l’autonomie ?

L’autonomie se définit comme un processus dynamique et en constante construction ; il s’agit d’une possibilité pour un individu de décider par rapport à un pouvoir central, ici représenté par les parents. Ce pouvoir décisionnel change en fonction des étapes du développement traversées par l’enfant.

Les étapes d’acquisition de l’autonomie sont les suivantes :

  1. Etape de l’acquisition de la marche (exploration)
  2. Phase du non ou d’opposition (18 mois à 2 ans qui marque la fin du « corps à corps » dans la relation mère-enfant)
  3. Étape d’entrée à l’école maternelle et de la confrontation aux règles collectives (les psychologues parlent de la « phase œdipienne »)
  4. Age de raison, entre 7 et 8 ans où l’enfant acquiert le sens moral (« phase de latence »)
  5. Adolescence, âge où les enfants ont envie de « faire tout seul » (leur désir d’émancipation est accompagné de la crainte d’affronter l’avenir et de faire un choix qui fait renoncer à d’autres choix…)

A chaque étape du développement les enfants manifestent différemment leur envie d’indépendance. Soulignons que ce sentiment d’être capable de faire tout seul est vital pour la survie de l’individu et qu’il constitue les bases d’une bonne estime de soi (valeur que nous nous attribuons et image réaliste que nous nous faisons de nous-mêmes, de nos points forts et nos points faibles).


Pour favoriser l’autonomie de nos enfants essayons de nous appuyer sur ces quelques points clés

  • Favoriser les expériences nouvelles quand nous sentons que notre enfant est prêt, accompagnons-le à faire tout seul et surmontons nos propres craintes qui peuvent alors freiner son autonomie!
  • Éviter de le surprotéger ou au contraire de le responsabiliser trop tôt…pour cela, réfléchissons à quel âge nous avons nous-mêmes franchi certaines étapes (celle d’ aller à l’école tout seul ou traverser la rue par exemple) et apprenons à prendre en compte certains facteurs tels que la motricité, la compréhension et le tempérament de notre enfant.
  • Apprendre à nos enfants à s’auto-materner (prendre seul soin de son corps), dès qu’ils sont capables de le faire seuls, c’est à dire beaucoup plus tôt que le pensent certains parents (dès l’âge de 3 ans).
  • À l’adolescence, nos enfants ont souvent de mauvaises capacités  d’auto-maternage. Aidons-les à respecter leurs rythmes biologiques, à bien se nourrir, à faire attention à leur hygiène. Etre autonome c’est aussi savoir s’occuper de son environnement proche (ranger sa chambre et y faire le ménage).

Favoriser l’auto-paternage

Favorisons aussi l’auto-paternage, qui est le passage de la discipline imposée par l’adulte à l’autodiscipline… ceci permettra aux enfants de construire leur rapport au monde qui les entoure et à agir en individu responsable. Pour cela, il est important de leur apprendre à faire tout seul plutôt que de faire à leur place. Favorisons ainsi leurs prises d’initiatives à l’adolescence : faire de petits jobs d’été, autofinancer certains projets pour se préparer à vivre physiquement, matériellement et psychiquement tout seul.

  • Développer leur capacité à être seul, à jouer tout seul, à s’occuper, à inventer… cela favorisera leur capacité à utiliser la pensée. L’ennui que nous chassons si souvent n’est pas forcément négatif ! Cependant, gardons en tête que nos enfants ont besoin de notre présence et de notre attention; ils sauront la solliciter de toute façon par les comportements inappropriées (colères, réveils nocturnes…).
  • Trouver, en tant que parents, une position équilibrée entre l’attitude de surprotection (« je t’aime donc je te protège) et l’attitude qui favorise l’indépendance (« je t’aime et je te connais bien, c’est pour ça que je te laisse partir et je te fais confiance »).  Attention à ne pas donner à nos enfants trop d’informations… Cela peut être angoissant à certains âges et les amener  à inventer des scénarios « catastrophes » (surtout vers l’âge de 7-8 ans).
  • Aidons nos enfants à construire leur confiance en soi, l’autonomie et la confiance sont liées… ainsi nous avons un rôle à jouer dans la construction de leur connaissance d’eux-mêmes. Il est primordial, pour être autonome, de ne pas trop craindre la séparation et le fait d’être tout seul. Il est également important de connaître ses forces et ses faiblesses.

Adopter une communication positive

Nous nous attachons à faire le maximum pour que nos enfants soient heureux, or, le bonheur vient de l’intérieur. Pour être heureux, il faut pouvoir s’appuyer sur sa capacité intérieure à entreprendre, à être positif, créatif et confiant en soi. Pour cela, attention aux messages que nous leur envoyons tous les jours. Souvent, en tant que parents, nous leur adressons le message: « tu n’écoutes pas !  !…tu as encore eu une mauvaise note en maths, tu as encore oublié de ramener ton cahier…etc ». Essayons de cultiver davantage une communication plus positive.

Face à une mauvaise note, essayons de voir ce qui a été réussi, compris, appris et comment faire pour rattraper ensuite. Pour construire la confiance en soi, acceptons que nos enfants se confrontent aux échecs éventuels et accompagnons-les, pour favoriser le goût de l’effort. Pour cela, veillons à inhiber nos inquiétudes parentales qui génèrent du stress et des conduites d’échec chez les enfants. A nous, et quelle que soit la situation, de jouer notre rôle de parents qui soutiennent l’enfant, qui valorisent ses progrès, mêmes minimes, qui adaptent l’objectif à leur niveau et qui ne les enfoncent pas quand ils sont déjà malheureux. Acceptons-les tels qu’ils sont !

N’oublions pas que nous sommes toujours des modèles pour nos enfants, même si ils ne nous le montrent pas. Pour cela, tâchons de cultiver l’optimisme et la pensée positive et arrêtons « la radio déprime » et le « bureau des plaintes »… Apportons plutôt des réponses positives qui réparent les «ratés», offrir de rattraper, de réparer est toujours mieux que de punir ou de culpabiliser !


 

En conclusion

En conclusion, soyons confiants en nos compétences en tant que parents et réfléchissons  avec distance à nos émotions, pour préserver les relations à nos enfants et faire ensemble de bons choix.

Votre enfant manque d’autonomie ? L’association aid’Etudes propose des séances de coaching scolaire visant à favoriser l’épanouissement scolaire des élèves.

Par Maja Bartel-Bouzard, psychologue clinicienne à aid’Etudes

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2 commentaires

  1. Merci beaucoup pour ces informations qui aident beaucoup. Je suis tout à fait d’accord avec ce message. Merci de l’avoir rendu accessible. Vous avez donnez quelques exemples de comment s’y prendre. Mais j’aurais souhaité plus d’exemples. Alors, comment clarifier ma demande. Encourager, je le fais naturellement mais ce dont je n’arrive pas c’est quand quelque chose dure trop longtemps, je manque d’idées… Je vous donne l’exemple du piano. Je vous donne déjà le résultat et c’est ce qui me fait persévérer : elle joue la partition avec plaisir et elle très fière d’y arrivé. Elle a 8ans. Il faut que cela aille vite et elle manque de concentration. J’ai commencé par répartir les répétitions, plutôt que de faire une demi heure, j’ai divisé : un quart d’heure à midi, un quart d’heure le soir. Pour la motiver à répéter et que cela soit moins lourd : je lui proposais de faire une fois elle, une fois moi…Puis diversifier par l’idée de 3 crayons qui passent d’un côté puis de l’autre en fonction de la réussite ou pas. Quelque chose de concret, du jeu, qui enlève un peu de lourdeur dans la répétition. Je comprends pourquoi la répétition l’ennui : elle est créative et spontanée. La répétition aura pour effet de rappe pour elle, alors que pour sa petite soeur cela apporte un effet sécurisant. Pour sa soeur, c’est le sens inverse, trop de spontanéité va plus l’incommoder. Nous sommes tous différents mais il faut avoir tous les outils en main pour une bonne harmonie, et il ne faut pas s’oublier soit. Alors comment concilier tout, entre les exigences scolaires, nos manquements…Ce qu’on n’a pas appris, il faut l’apprendre en même temps qu’eux. Et il faut du temps…Alors, merci beaucoup pour toutes les informations qui font réfléchir et font gagner du temps. J’aimerais encore plus d’exemples concrets qui nous permettent de tenir dans le temps, et qu’il y ait une vision progressive : plan A, plan B…et qui harmonisent tout : la gestion de notre lassitude, celle des enfants…
    Et c’est pareil entre adultes. En effet on est des exemples, et la, parfois c’est dur de garder son calme face à un autre adulte dominateur, comment faire…et nos propres manquements… quand à bout de persévérance…toute l’énergie est partie…comment faire pour ne pas craquer, ne pas pleurer sans penser au négatif…Oui persévérer, cela aide, c’est pour cela d’avoir les bons outils aident, des exemples….Je glane sur la toile merveilleuse de la solidarité internet. Merci
    Christine

    • Bonjour,

      D’abord toutes mes excuses pour le délai pris à vous répondre ! Suite à un bug informatique, je n’ai pris connaissance de votre message qu’aujourd’hui.

      Merci donc pour ce message très encourageant car je vois que vous cherchez des solutions.

      Je vous propose d’envisager votre problématique sous 3 angles peut-être nouveaux : d’abord demander à votre fille quelle solution lui paraîtrait, à elle, la plus adéquate pour rendre ses exercices de piano moins ennuyeux, ensuite vous interroger sur la problématique de concentration (est-ce un souci récurrent et qui apparaît dans plusieurs circonstances, auquel cas il faut s’en préoccuper), enfin envisager de « lâcher » un tout petit peu, afin que votre fille expérimente les conséquences du manque de travail, qu’elle ne connaît peut-être que par vos mises en garde, mais quelle n’a jamais vraiment vécues.

      Je vous engage à m’appeler si besoin ! Et encore bravo pour votre énergie.

      Nous démarrons un groupe d’échanges Facebook autour de la scolarité de nos enfants, qui je l’espère sera riche d’échanges et de partages. Je vous invite à nous rejoindre : https://www.facebook.com/groups/aidetudes/?source_id=297833456942703

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