Dépister et traiter le trouble du déficit de l’attention - Aid'Etudes
01.41.05.02.63
Home » Blog » Dépister et traiter le trouble du déficit de l’attention

Dépister et traiter le trouble du déficit de l’attention

Difficultés de concentration, difficultés à se mettre au travail,  à s’organiser,  à écouter, tendance à l’impulsivité … sont autant de  signes qui doivent vous alerter … sans vous affoler.

La Haute Autorité de Santé a tranché en mars 2015 en faveur de la reconnaissance du Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH).

  • TDA/H, qu’est ce que c’est ?

Le TDA/H (Trouble du Déficit de l’Attention, avec ou sans Hyperactivité) est un trouble neuro-développemental affectant les fonctions exécutives, l’inhibition des pulsions et l’activité motrice.

Le TDA/H a une origine neurologique. Ne cherchez donc pas une origine psychologique.

En revanche, les difficultés d’attention, de concentration, le stress, le manque de motivation peuvent avoir une origine psychologique. C’est pourquoi un bilan est nécessaire pour bien distinguer la cause des difficultés.

L’attention est un outil fondamental à l’adaptation à notre milieu. C’est une fonction complexe qui nous permet d’orienter notre activité, notre conscience et nos tâches vers un but spécifique et qui nous permet d’atteindre nos objectifs. Les capacités attentionnelles sont bien entendu très sollicitées dans le milieu scolaire.

Le déficit de l’attention entraîne donc une souffrance de l’élève qui ne parvient pas à s’adapter à ces exigences.

  • A retenir sur le trouble de l’attention

– Un élève souffrant d’un TDA/H N’EST PAS UN PARESSEUX qui se cherche une excuse.
– Le TDAH N’EST PAS réservé aux garçons.
– Le TDA/H NE DISPARAIT pas miraculeusement à l’adolescence. En revanche des stratégies peuvent être mises en place pour mieux apprendre, mieux se concentrer, s’apaiser par exemple.
– Le TDAH N’EMPÊCHE PAS la réussite scolaire.

  • Quels symptômes repérer chez votre enfant ? 

Un certain nombre de symptômes pourront vous alerter. Cependant, n’essayez pas d’établir un diagnostic vous-même, ou pire d’éliminer la possibilité de ce diagnostic si votre enfant ne présente  pas tous les symptômes de la liste.

La présence des « symptômes » décrits ci-dessous ne suffit pas donc à elle seule à conclure à un trouble de déficit de l’attention.

  • Les trois principales catégories de symptômes du TDA/H 

– Inattention : difficulté à se concentrer ou à demeurer concentré sur une tâche ou une activité.
– Hyperactivité-impulsivité : activité et impulsivité excessives notamment impulsivité cognitive.
– Combiné : combinaison des problèmes de concentration et d’activité/impulsivité excessives.
– Des troubles du sommeil sont aussi fréquents.

  • Quelles sont les conséquences d’un trouble attentionnel non diagnostiqué

Les conséquences du TDAH non diagnostiqué peuvent être désastreuses sur :

  • le rendement scolaire,
  • l’estime de soi,
  • la vie sociale, scolaire, familiale.

Avec un diagnostic, l’école pourra proposer des aménagements à votre enfant (évaluations plus courtes, devoirs allégés, explications pendant les évaluations etc).  Ces aménagements éviteront à votre enfant de s’essouffler, de sentir épuisé, voire de vivre un véritable décrochage scolaire.

  • Comment se pose le diagnostic ?

L’évaluation des capacités attentionnelles se fait d’abord par à un entretien clinique (questionnaire spécifique avec le psychologue), puis grâce à un bilan psychologique qui comportera des tests spécifiques.

Ces tests permettent l’évaluation complète des capacités attentionnelles :

  • vérification de l’impulsivité cognitive liée au trouble de l’attention,
  • évaluation de l’attention focalisée ou sélective (capacité à résister à la distraction),
  • évaluation de l’attention soutenue (capacité à se concentrer sur une activité),
  • évaluation du contrôle attentionnel (ou flexibilité cognitive à savoir la capacité à partager son attention entre plusieurs sources distinctes).

Le diagnostic est ensuite validé ou non, au vu du compte rendu du bilan, par un pédopsychiatre, un psychiatre, ou un médecin spécialisé.

Un diagnostic établi et validé permet une prise en charge personnalisée et efficace. Les résultats des bilans permettent en effet de définir des axes de remédiation.

  • Quelles solutions existent pour aider un enfant souffrant d’un TDA/H ? 

Différentes pistes et solutions pourront alors être envisagées :

  • la remédiation cognitive, méthode de prise en charge des fragilités et déficits cognitifs développementaux chez l’enfant, dont le but est d’améliorer durablement le fonctionnement cognitif de l’enfant et le développement des instruments de son intelligence.
  • le Neurofeedback dynamique, à travers la méthode NeurOptimal, permet au cerveau d’apprendre à mieux se réguler. Elle se pratique avec un équipement matériel et logiciel.
  •  En fonction de l’intensité du trouble, une prise en charge par un pédopsychiatre sera conseillée, afin d’envisager une prise en charge médicamenteuse.

 

Voir aussi

Faut-il faire travailler son enfant pendant les vacances ?

 Que disent les neurosciences cognitives ? Les parents, doivent-ils imposer à leurs enfants des devoirs …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.